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Alcools fins & sensations: découverte d’un concept store enivrant

Watch Smell Taste & Having fun: c’est le nom du magasin, installé il y a quelques mois à Liège, qui offre plusieurs formules en une, toutes liées aux spiritueux. Gaëtan, fondateur de ce shop (exceptionnel pour une cité ardente), nous fait découvrir et nous explique son monde, ivre de saveurs.

watch smell taste & having fun Alcools fins & sensations: découverte d'un concept store enivrantParle-nous de toi et de ton concept.

G.: Il y a dix ans, je me retrouve dans la plus ancienne maison liégeoise spécialisée en vins et spiritueux. De là, je commence à apprendre les ficelles du métier. Et après toutes ces années à me renseigner, à conseiller et à apprivoiser les goûts de chaque client, j’ai désiré me lancer réellement dans l’aventure et créer un commerce pour partager mes connaissances et ma passion des alcools fins. Grâce à un crowdfunding réussi, me voilà depuis septembre avec Watch Smell Taste & Having Fun, qui propose une formule 2 en 1. D’un côté, il y a ce magasin spécialisé dans les alcools fins: whisky, rhum, mezcal, tequila, grappa, vodka, Marc de bourgogne, calvados, vins bio, bières étrangères… et à l’arrière, il est accompagné d’un espace dégustation d’une grosse partie des produits qu’on peut retrouver dans le magasin. Ceux qui ont aimé ce qu’ils ont goûté peuvent ainsi repartir avec une bouteille.

Aussi, j’organise des dégustations à domicile, où je me pose pour donner un cours sur le whisky ou le rhum, en fonction de la formule choisie.

Comment cette idée t’est-elle venue? Surtout dans une ville comme Liège…

G.: Je suis d’ici et de base j’adore ma ville. Mais mon idée est aussi d’éduquer le palais liégeois. Je trouve qu’on a tendance à picoler plutôt que déguster. J’avais vraiment envie de rendre les alcools fins accessibles à tous. Beaucoup de gens imaginent qu’ils coûtent cher et qu’on est obligés de craquer son porte-feuilles pour pouvoir se faire plaisir correctement alors que non. On trouve des choses plus qu’acceptables pour 20 euros. J’aimerais aussi qu’on arrête de me dire que dans son whisky on verse du coca, ou dans son rhum des glaçons et du citron vert . Ici, la dégustation est pure.

Comme je l’ai dit, cela fait un certain temps que je suis dans le milieu, et avec les connaissances que j’ai acquis au fil des années, j’avais vraiment envie d’ouvrir quelque chose d’original. Lors de mon apprentissage, un vieux monsieur avec une quarantaine d’années d’expérience m’a littéralement insufflé sa passion.

Quel public essayes-tu de toucher du coup?

G.: J’ai déjà une clientèle qui varie dans la tranche des 30-50 ans. Mais j’aimerais aussi toucher la génération en-dessous, qui est un peu plus jeune que la mienne. J’ai moi-même 29 ans, et je sais que c’est avec ceux qui ont la vingtaine aujourd’hui que je vais avancer avec le magasin. Mais je vois que la “tendance” commence tout doucement à s’installer, avec beaucoup de collectionneurs de bouteilles par exemple.

Comment arrives-tu à les séduire? watch smell taste & having fun Alcools fins & sensations: découverte d'un concept store enivrant

G.: Tout d’abord par le lieu, j’ai essayé de créer une chouette ambiance avec une déco assez cool. Et les gens s’y sentent bien je pense, il y a ce côté chaleureux auquel je tiens. Car il faut le dire, dans ce milieu-ci, c’est habituellement très pompeux. Moi je me prends pas la tête, ici, je passe des vinyles hip-hop US, du jazz parfois, de la soul et même de l’electro. Je crois vraiment que c’est grâce à cette atmosphère derrière le concept, qui casse un peu les codes des cavistes.

Qu’est-ce qui marche le mieux? 

G.: Le whisky et le rhum de toute évidence. Mais aussi le mezcal, qui est un alcool d’agave qui vient du Mexique. Et surtout, et ça je ne m’y attendais pas du tout, les bières étrangères. Je savais que personne à Liège ne travaillait vraiment avec les bières étrangères uniquement, mais beaucoup de belges pensent que leur bière est la meilleure du monde. Je ne suis pas de cet avis, parce que c’est à l’étranger qu’ils font des choses gustativement incroyables. Ils prennent des risques là où chez nous on préfère rester axés sur les bières trappistes ou d’abbaye.

Comment voudrais-tu évoluer prochainement? 

G.: A partir de fin mars de cette année, je commence des ateliers de dégustation mais cette-fois dans le magasin, avec un thème toujours bien précis, où un cocktail sera notamment associé au spiritueux mis à l’honneur, mais aussi un accord culinaire à chaque fois en rapport avec le produit dégusté. Je pense que c’est un niveau au-dessus et aussi une bonne façon d’égayer les sens de tous les curieux, d’en apprendre davantage sur un alcool précis. Le premier se fera autour du Xérès, un vin d’Andalousie, et le suivant se plongera au cœur de l’Irlande avec une dégustation 100% whisky.

Au départ, mon idée première était d’ouvrir un magasin consacré à la culture du hip-hop, en grand fan que je suis. Je m’en suis rapidement détaché puisque comme raconté, j’ai trouvé ma voie dans les spiritueux. Néanmoins, j’aimerais vraiment dans quelques temps, revenir à cette idée et démarrer dans la vente de vinyles. Les gens pourraient acheter une bonne bouteille et en passant un disque ou deux. Et je me suis rendu compte que mon logo plaisait énormément, je pense à développer une ligne de fringues, de casquettes brodées…

Et comme projet (très, très) lointain, je me vois ouvrir un jour une distillerie, et sortir mon propre whisky.

 

Toutes les infos et l’agenda des ateliers ici !

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