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La route du whisky – Chapitre 5 : Ardbeg, excellence et élégance

Présentation soignée et parfums sophistiqués, sur l’île d’Islay, la distillerie Ardbeg combine l’excellence de la production à l’élégance de la présentation. Coincée entre terre et mer, la maison fait la joie des amateurs de whiskys tourbés, et du raffinement un art.

Au XIXe, la distillerie Ardbeg était la plus plus florissante de l’île d’Islay, célèbre pour ses puissants whiskys tourbés. Progressivement tombée dans l’oubli, la maison connait une seconde jeunesse suite à son acquisition en 1997 par la Gelmorangie Company (groupe LVMH), qui en redynamise la production.

La route du whisky – Chapitre 5 : Ardbeg, excellence et éléganceRapidement, les choses s’accélèrent. Dès 2000, les premiers Ardbeg Ten Years Old sont lancés, tandis qu’en parallèle, la production est successivement modernisée pour atteindre 600.000 litres par an en 1999 et 1 million en 2005. En 2008, c’est la consécration. Le Ten Years Old est élu World Whisky of The Year par Jim Murray, qui en fait la coqueluche de sa nouvelle bible du whisky. Selon lui : « […] Arbeg is – and always has been – the most complex malt on earth ». Et on le comprend. Sous sa lumineuse couleur d’or clair, le Ten Years Old offre un nez puissant aux arômes de tourbe, d’agrumes, de poire et de poivre. Un subtil équilibre de force et de fraîcheur. En bouche, il offre un fumé long et persistant qui s’intensifie progressivement pour faire éclater des saveurs de réglisse, de café, d’amandes grillées et de goudron.

2009, 2010, 2012 … les whiskys Ardbeg devienent de véritables habitués des classements, tandis que la distillerie en profite pour étoffer sa gamme de produits. Une qualité constante et un souci du détail qui se retrouvent aussi dans le soin apporté au packaging des bouteilles, qui rivalisent d’élégance. LVMH oblige, le produit ne se doit pas seulement d’être bon, il doit aussi être beau.

Dernier en date, l’Ardbeg Blasda (doux et délicieux en gaélique) intrigue et interpelle tout particulièrement. Directement inspiré de son grand frère de dix ans d’âge, dont il hérite de la fraîcheur citrique, le Blasda  fait le pari de la douceur et rompt heureusement avec la tendance abusive de la course aux ppm (indice de tourbe).

Plus légère, cette nouvelle édition fait la part belle aux notes de vanille, d’épices, de fleurs et de crème. Des saveurs qui devraient intriguer les plus habitués tout en poussant les segments récalcitrants à la tourbe à se tourner eux aussi vers Islay.

La route du whisky – Chapitre 5 : Ardbeg, excellence et élégance

 

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