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Paris Club: ce que la mixologie doit à la France

Quand on parle de cocktails, on pense souvent aux apéritifs italiens et à ces bars américains de légende, tout en négligeant facilement de mentionner la France. Quelle erreur ! Terre du bien manger, mais aussi du bien boire, la France distille et infuse depuis la nuit des temps, et on doit à ses enfants certains des cocktails les plus emblématiques.

Nul n’est prophète dans son pays et c’est au très tendance Paris Club de Dusseldörf que Muk m’initie à l’art de la mixologie à la française. Perché au dernière étage du récent hôtel 25 hours ‘Das Tour’, l’atmosphère est décontractée et la vue plongeante sur la ville magnifique. Croquis au fusain et fauteuils en osiers, la décoration mimique les ateliers d’artistes parisiens. Une bouffée d’oxygène par rapports au look pharmacologique qui semble ne plus s’arrêter de faire des émules dans les bars branchés.

Paris Club: ce que la mixologie doit à la France

(c) Paris Club

Service soigné et agréable, mais sans chichis ostentatoires, tous les cocktails ou presque sont servis dans des highballs. Un détail qui rajoute une touche de classe à un établissement qui en regorge. Ici, chaque cocktail est vendu au prix unique de sept euros, à l’exception des side-cars dont le prix varie en fonction du cognac utilisé, pour dépasser plus de deux cents euros le verre pour les plus prestigieux.

A la carte, Muk m’explique qu’on ne trouve ici aucun classique, ou presque. Ni bloody marry, ni spritz. Et surtout, pas de Mojito. Ici, les cocktails répondent aux doux noms de Saint-Germain, Gustave ou encore B.B., pour Brigitte Bardot. Toutes des compositions qui mettent la France et ses spiritueux à l’honneur.

D’abord, c’est un peu circonspect que je vois ressurgir des noms que je croyais à tout jamais oubliés. Suze, Picon, Grande Charteuse… les étagères du bar ont ici de quoi faire rougir mes aïeux. Et pourtant, les essayer, c’est les adopter.

Paris Club: ce que la mixologie doit à la France

Lors de ma première gorgée, mon palais hésite encore, dérangé peut-être par des saveurs d’herbes et de fleurs qu’il peine à reconnaitre. Et puis d’un coup, c’est l’explosion. Tout revient. Les apéritifs amers et les bars PMU. L’amour de la France, dont on aime se plaindre, mais qu’au fond, on chérit un peu jaloux.

A la deuxième gorgée, la surprise fait place à la réflexion. La France, quel terroir! Oui, il y a le vin, mais non, ce n’est pas tout. Des prunes, des poires, des herbes, des fleurs : le pays a aussi une longue tradition d’eaux de vie et de liqueurs en tout genre. Pas étonnant que dans l’hexagone, les familles qui bénéficient d’une autorisation héréditaire de distiller se battent pour la garder. Mais pourquoi n’en parle-t-on pas plus ?

Paris Club: ce que la mixologie doit à la France

La troisième gorgée ramène enfin le calme. Bon sang que c’est bon.

Perdu dans une longue vue contemplative sur les toits de la ville, je profite de l’instant. La liste des cocktails à tester est longue. Ca tombe bien, j’ai tout mon temps. Et puis qui sait, le bar propose aussi à manger…

 

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