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La route du whisky – chapitre 4: Made in Taïwan

Sur la planète whisky, le Japon a par le passé pu s’imposer comme « le » challenger asiatique par excellence des distilleries du vieux continent. Des somptueux Nikka au délicats Yamazaki, on doit à l’empire du soleil levant plus d’une référence en la matière. Un statut prestigieux que Taïwan semble bien décidé à concurrencer.

Il y a un peu plus de dix ans naissait près de Taipei la distillerie Kavalan, bien décidée à propulser la petite République de Taïwan au rang de géant sur la carte des producteurs de single malt. En une décennie à peine, la maison multiplie les succès : concours après concours, elle rafle les médailles, tandis qu’elle s’impose durablement dans le cœur des amateurs, à grands renforts de campagne marketing. Il faut dire que la qualité est au rendez-vous.

La route du whisky – chapitre 4: Made in Taïwan

En 2012, après seulement six années de distillat, Jim Murray, l’auteur de la Bible du whisky qualifiait le Kavalan Solist Fino Sherry de « nouveau whisky de l’année ». En 2015, le Solist Single Cask Strength obtient du  le prestigieux titre de meilleur single malt de l’année et l’année suivante, c’est au tour de l’Amontillado.

A l’origine de ce succès fulgurant, une maitrise exceptionnelle sublimée par un vieillissement maitrisé dans des futs de vin de premier remplissage en chêne blanc américain, qui donnent aux whiskies Kavalan de délicieux arômes fruités.

Autre particularité de la maison, le climat tropical de l’île de Taïwan génère un vieillissement accéléré des plus appréciables. Avec un taux d’évaporation annuel moyen de 12% contre 2% en moyenne en Ecosse (la fameuse « part des anges »), la distillerie Kavalan obtient en trois à cinq ans un produit comparable à ce que donnerait un single malt des Highlands âgé de quinze à dix-huit ans.

Forte des ses succès, la maison se lance désormais activement à la conquête de l’Ouest, pour notre plus grand plaisir. Seule ombre au tableau, les whiskies Kavalan restent peu démocratiques, avec des prix d’entrée qui démarrent aux alentours de 70€ pour rapidement dépasser les 200€ sur les produits les plus sophistiqués. Mais quand on aime, doit-on vraiment toujours compter ?

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