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La route du whisky–chapitre 3: Irish Whiskey, la chance de l’Irlandais ?

Au fil des siècles, les Irlandais ont élevé la science du distillat au rang d’art. À leur apogée, les distilleries irlandaises de whiskey représentaient jusqu’à 60% des parts du marché mondial. La prohibition américaine et la guerre d’indépendance ont toutefois mis à mal cette industrie naguère florissante. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on ne compte plus que quatre distilleries d’Irish Whiskey dans toute l’Irlande : Bushmills, Cork, Jameson et Power’s.

La route du whisky–chapitre 3: Irish Whiskey, la chance de l’Irlandais ?Aujourd’hui, l’Irish whiskey reprend du poil de la bête. Rien qu’au cours de la dernière décennie, c’est plus d’une dizaine de distilleries qui ont ouvert leurs portes en Irlande, à l’instar de la distillerie Teeley, la première depuis le XIXe à s’installer en plein cœur de Dublin. Tout un symbole qui explique pourquoi la maison a choisi de faire du phœnix son emblème.

À mi-chemin entre son cousin, le bourbon américain, et son frère ennemi, le malt écossais, quels sont les éléments qui caractérisent le whiskey irlandais ?

Au niveau de la méthode, les distillateurs irlandais se distinguent tout d’abord de par le fait qu’ils sont nombreux à travailler le ‘pure pot still whiskey’, obtenu à partir d’un mélange d’orge et d’orge maltée. Le résultat donne un produit généreux aux tonalités rondes et légères.

Alors que les tourbières abondent en Irlande, le séchage de l’orge destinée à brasser le malt est ensuite étonnamment resté épargné par la tourbe. Une spécificité qui plaira à tout qui l’odeur de tourbe donne la nausée. Que les amateurs se rassurent, la distillerie Kilbeggan propose malgré tout un excellent whiskey Connemara de 22 ans puissamment tourbé. Un régal.

La route du whisky–chapitre 3: Irish Whiskey, la chance de l’Irlandais ?Enfin, en bouche, le whiskey irlandais se différencie par la finesse des notes qu’il dépose sur le palais. Léger et agréable, l’Irish whiskey est un spiritueux accessible aux charmes subtils et qui fait la part belle aux notes fruitées. Bref, un whiskey qui plait et que l’on qualifie parfois trop libéralement de ‘féminin’ par opposition aux puissants distillats écossais.

S’il fallait n’en mentionner un, retenons le Redbreast Lustau Single Pot Still et Cherry Finished de chez Jameson (69€ la bouteille). Un whiskey aux arômes de fruits secs à la fois doux en bouche, mais fort en goût. Un délice qui fait l’unanimité.

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