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Hanoï Café: comme un goût de paradis

Outre la baie d’Halong et les bols fumants de Phò, la célèbre soupe de nouille au bœuf, le Vietnam constitue aussi une destination privilégiée pour les amateurs de café, même si beaucoup l’ignorent.

C’est que dans l’imaginaire collectif des coffee lovers, Rome, Bogota ou encore São Polo figurent en bien meilleure position que Hanoï ou Tam Dao. Pourtant, n’en déplaise aux dégustateurs les plus conventionnels, en l’espace de vingt ans, le Vietnam s’est véritablement propulsé au-devant de la scène.

À l’origine, ce sont les Français qui importent les premiers plants de café vers 1800 dans la région. C’est que dans les montagnes du nord, l’altitude et l’humide forment un microcosme particulièrement propice à la culture des grains de café.

Pendant longtemps, la guerre qui déchire le pays puis l’isolement de celui-ci sur la scène internationale vont toutefois mettre à mal la production de café vietnamien, qui disparaît pour un temps de nos thermos.

À partir des années 1990, la réouverture progressive au reste du monde pousse toutefois le Vietnam à se relancer intensivement dans l’aventure. À tel point que le pays est même devenu le deuxième producteur à l’échelle mondiale.

Aujourd’hui, l’industrie du café représente pas moins de 3% du PIB national et occupe plus de 2,6 millions de Vietnamiens. C’est aussi un des principaux récoltants de kopi luwak : le café le plus cher du monde.

Hanoï Café: comme un goût de paradis

Pas étonnant dès lors que le voyageur un peu curieux puisse trouver à presque tous les coins de rue des établissements où l’on peut déguster un authentique café vietnamien. Très fort et très sucré, il se boit bouillant comme glacé, à toute heure de la journée. Pour une expérience authentique, pensez à le boire à l’aide d’un verre dans lequel vous avez au préalable versé deux cuillères à café de lait concentré.

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