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Blue Mountain Coffee, l’or noir de la Jamaique

Cultivé dans les Blues Mountains jamaïcaines, la réputation du café éponyme n’est plus à faire. Ses arômes subtiles, douces et peu amères lui ont permis de se faire une solide réputation à l’exportation, au point d’en faire un des cafés les plus onéreux au monde. Mais au fond, pourquoi ?

L’histoire du café Blue Mountain débute en 1728, lorsque le Gouverneur de la Jamaïque, Sir Nicholas Lawes, reçoit en cadeau un plan de café de son homologue de la Martinique et en débute la production. Envoyé ensuite aux différents consulats Britanniques, le grain se fait rapidement remarquer. C’est le début d’une success story.

Ce succès, la Jamaïque le doit avant tout à la géographie particulière des Blues Mountains, qui combine une altitude élevée avec de fortes précipitations. Une situation idéale à laquelle s’ajoute un sol volcanique propice à la cultivation des caféiers. Un résultat qui se mérite, lorsque l’on sait qu’il faut près de dix mois, de la floraison à la récolte, ce qui représente près du double de certaines régions.

Blue Mountain Coffee, l'or noir de la Jamaique

D’un produit d’une grande qualité, la Jamaïque a ensuite pu faire un grain d’exception grâce au grand soin apporté à sa récolte et à un processus de sélection exigeant. Depuis les années 1950, le Jamaican Coffee Industry board en encadre rigoureusement la production : appellation d’origine contrôlée, réglementation de la taille des grains, de l’altitude, du taux d’humidité … chaque grain est méticuleusement examiné et seuls les lots qui répondent à ces strictes exigences sont autorisés à l’exportation, soit environ 85% de la production. Un processus sélectif qui se répercute sur les prix, d’autant que la région, restreinte et difficile d’accès, en limite déjà naturellement la culture.

En bouche, le Blue Mountain Coffee se révèle d’une incroyable richesse. Doux, parfaitement équilibré, pauvre en acidité et sans amertume, il révèle des arômes florales, d’herbe et de noix. Pas étonnant dès lors que dans “Vivre et laisser mourir”, James bond le qualifiait de meilleur café du monde.

 

 

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