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Apéro time: Culture Punch !

À l’origine, les premières recettes de punch furent élaborées au XVIIe par les marins anglais à la recherche d’une alternative à leur ration de bière quotidienne qui supportait mal les chaleurs tropicales de l’Océan indien. En bons matelots qu’ils sont, ces fieffés buveurs ont donc concocté une potion de leur cru à base des produits dont ils disposaient en abondance dans leurs cales : rhum, citron et épices précieuses.

À leur retour, il ne faudra pas longtemps pour que la boisson s’impose dans la plupart des tavernes londoniennes. La ‘culture punch’ était née. Rapidement, la mode devient planétaire et le punch, servi dans de grands plats, se consomme un peu partout. Dans les colonies d’Amérique, il paraîtrait même que les pères fondateurs burent jusqu’à 76 grands bols de ce nectar pour célébrer en grande pompe la déclaration d’indépendance.

Punch  Apéro time: Culture Punch !À son apogée, la culture punch connait sa consécration sous la plume de Charles Dickens, lui-même grand consommateur du breuvage. Au punch, il donne ses lettres de noblesse dans A Christmas Carol (1843) où la célèbre boisson est sensée venir réchauffer les cœurs. Pas étonnant lorsqu’on sait que ladite boisson n’est autre qu’un ‘Bischop Punch’ (punch de l’évêque) : une déclinaison de punch au porto et au vin rouge servie chaude, voire fumante.

Symbole d’une époque, le punch finit toutefois par s’essouffler tandis les cocktails gagnent en popularité. La démocratisation de l’industrie du verre pousse fait aussi que les mœurs changent. Désormais, il est de bon ton de commander chacun sa propre boisson.

Pour de nombreux fêtards, la boisson reste pourtant un gage de convivialité, de sorte que si le bol de punch n’occupe plus aujourd’hui les devants de la scène, il n’est jamais loin des bonnes tables. Loin de la complexité des cocktails contemporains et bien plus démocratique que la plupart des gin-tonics, une jarre de punch préparée avec amour reste sans aucun doute le synonyme d’une soirée réussie.

Recettes :

Le Tropical (marmiton.org) : 1 litre de rhum blanc, 1 litre de jus de goyave, 1 litre de jus de banane, 1 litre de jus d’ananas, 1 litre de jus d’orange, 1 fiole de jus de citron vert, 1 gousse de vanille, 2 verres de sucre liquide, 4 cuillères à soupe de vanille liquide, un peu poivre du moulin, un peu de cannelle. Laisser le tout macérer 12h au frigo avec un couvercle.

Le Bischop (nytimes.com) : 6 oranges de Séville, 0,5 tasse de sucre brun, 1 bouteille de vin rouge, 1 bouteille de porto rouge, 30 clous de girofle, 5 graines séchées de cardamome et 2 bâtons de cannelle. 1 zeste d’orange pour la décoration.

Laver les oranges et les sécher, y planter les clous de girofle plus les faire rôtir au four une heure à 160°C. Mélanger le vin, le jus de citron et le sucre, couvrir, et laisser reposer au chaud entre 12 et 24 heures. Presser les oranges et ajouter le jus au reste. Passer le tout. Ajouter le porto, la cardamome et la cannelle et faire chauffer jusqu’à la température souhaitée. Retirer la cardamome et la cannelle avant se servir.

 Le Beverly Hill 90210 (Grazia.fr) : 1 litre de jus d’orange, 1 litre de jus d’ananas, 0,5 litre de rhum, 2 oranges en morceaux, 2 citrons verts en morceaux, ajouter du sirop de sucre de canne et laisser reposer.

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